L’art de plaire : Esthétique, Plaisir, Représentation PDF

En effet, un objectif principal pour le musicien classique est de développer la beauté du ton.


ISBN: 2852265613.

Nom des pages: 129.

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 » Seul le plaisir mérite d’être théorisé,  » nous dit un personnage d’Oscar Wilde… Le plaisir, c’est la sanction de la Nature, la marque de son approbation.
Peut-on vraiment théoriser le plaisir ? Ou s’agit-il simplement de mesurer empiriquement ses paramètres et son emprise ? Comment l’œuvre d’art cherche-t-elle à plaire ? Quelle est la différence entre le plaisir engendré par une œuvre et celui qui s’attache aux autres distractions et divertissements de la vie courante ? Pourra-t-on établir une typologie des plaisirs, ou faut-il se résigner (ou se réjouir) à dresser le constat d’un inévitable pluralisme ? Certains prétendront qu’il existe des plaisirs  » nobles  » et des plaisirs à mépriser. D’autres souligneront les liens entre plaisir et connaissance. La représentation est-elle automatiquement un art de plaire ? Si le plaisir de l’art est affaire de subjectivité, l’esthétique risque d’être hédoniste et arbitraire. L’art de plaire soulève de passionnantes interrogations : sur la nature même du plaisir tout d’abord (qu’est-ce que le plaisir au juste, et quels chemins emprunte-t-il ?), et sur les concepts qui lui sont indissociables en matière artistique, comme la beauté, le jugement, la valeur. Ce volume témoigne de l’actualité et de l’acuité du débat qui demeure au centre des préoccupations contemporaines de la philosophie de l’art et de la critique littéraire ; les chercheurs qui y ont participé se sont donné pour mission de nous révéler ici les rouages secrets du plaisir, que celui-ci soit plaisir de lire, plaisir de voir, plaisir d’entendre ou plaisir… de penser. Derrière les études rassemblées ici, il y a visiblement le plaisir de la variété : il y est question de philosophie, d’arts plastiques et littéraires, de musique et de science ; on y convie Anish Kapoor et les Monty Python, Locke, Orlan et Gina Pane, Danto aussi bien que Lessing ; Daniel Arasse se met à table avec Thomas Hobbes, Brahms rejoint Derrida, et Barthes y côtoie Gramsci ; Hogarth nous mène vers les représentations anatomiques de Vésale (là où le plaisir se  » dissèque  » au sens littéral du terme, ou presque) ; Dickens éclaire Raymond Carver, et ce banquet d’idées se poursuit avec Virginia Woolf, Shakespeare, Pasolini, André Le Nôtre, Salman Rushdie, sans oublier Man Ray et Tintin. De ces multiples études, il ressort que le plaisir repose paradoxalement sur l’apparition du contingent, sur l’irruption de l’aléatoire ; c’est pour cela que l’art de plaire se mue parfois en art de déplaire. En dernière analyse, toutefois, ce volume ne vise rien d’autre que la reconnaissance par le lecteur de son propre plaisir ; il n’est aucune limite au plaisir de savoir, et la libido sciendi est son propre moteur.

Le cinéma a été confronté à un obstacle à son acceptation en tant qu’art, précisément parce qu’il a commencé sa vie comme moyen de documentation: il produisait automatiquement des images parfaites de la réalité, par des moyens mécaniques qui n’exigeaient aucun art de la part de son opérateur. De plus, la fluence du stimulus présentait un effet significatif sur la fluence de base subjective, qui à son tour avait un effet significatif sur le plaisir. A cela s’ajoute, comme on l’a déjà dit, le fait que l’Idée doit être déterminée dans et par elle-même comme une totalité concrète, et posséder en soi le principe et la mesure de sa particularisation et de sa détermination dans l’apparence extérieure.

Quand je teste la netteté d’un couteau en passant mon pouce sur la lame, j’intègre la conscience de mon propre mouvement avec les sensations tactiles qui en découlent. En d’autres termes, ces documentaires réduisent une forme complexe à un format étroit et inintéressant, qui représente une gamme drastiquement appauvrie d’options esthétiques. Plutôt que de se concentrer sur les compétences en tant que facteur compétitif, l’accent mis sur le contrôle de la technique met l’accent sur des choses telles que la technique, comment le contrôle est identifié, comment il est appris, qui l’apprend, qui l’utilise, si elle persiste, la réponse sociale à la maîtrise du contrôle,et si oui ou non le contrôle ou la technique changent ou persistent au fil du temps. De même, la proximité est également capturée dans l’écran ordonné dans lequel les éléments qui appartiennent ensemble conceptuellement sont placés ensemble physiquement, avec chaque groupe encadré, et donné un titre qui se distingue clairement les uns des autres.